Guide VMC : l’indispensable ventilation des pièces humides (2021)

Simple flux ? Double flux ? Autoréglable ou hygroréglable ?

Voici notre guide pour y voir plus clair sur les différents types de VMC.

À quoi sert la VMC et est-elle obligatoire ? Résumé des informations à connaître pour acheter la ventilation qui conviendra à votre logement.

VMC salle de bain

Importance de la ventilation dans le bâtiment

La ventilation est essentielle pour assurer la qualité de l’air à l’intérieur du bâtiment. Contrairement aux idées reçues, l’atmosphère intérieure concentre les polluants, l’air enfermé est donc vicié et beaucoup moins sain que l’air de l’extérieur.

L’oxygène est appauvri par le CO2 plus important et la multiplicité de polluants (tabac, bougies, produits ménagers, peintures, vernis, colles…). L’humidité y est plus importante : respiration, animaux de compagnie, fonctionnement des appareils ménagers, infiltrations du sol…

ventilation

Qui plus est, dans certaines régions de France, le radon peut s’accumuler à l’intérieur des logements. De plus les bactéries, moisissures et champignons s’y concentrent.

  • L’intérieur, les murs et les matériaux souffrent d’humidité et de moisissure.
  • Les habitants peuvent avoir des problèmes d’allergie, d’asthme
  • Les poêles à bois peuvent avoir du mal à fonctionner par manque d’air.
  • Des odeurs désagréables de remontées de canalisations et de « renfermé » apparaissent
  • etc.

C’est la raison pour laquelle vous devez, en particulier si votre maison est suffisamment isolée :

  • ventiler naturellement au moins une fois par jour, été comme hiver, en ouvrant les fenêtres
  • ventiler automatiquement les pièces humides comme la cuisine, la salle de bain ou la buanderie et les pièces où se concentrent les solvants (atelier, garage…)

Qu’est-ce que la VMC ?

VMC definition

La définition de la VMC signifie ventilation mécanique contrôlée.

Elle désigne un appareil généralement électrique et placé dans le plafond, qui évacue et renouvelle l’air humide ou pollué dans une pièce. Il permet une ventilation régulée et constante.

La VMC a peu à peu, depuis les années 60, remplacé les bouches d’aération percées dans les murs et le bas de certaines pièces ou les caissons de fenêtre.

À la différence des bouches d’aérations (on parle de ventilation naturelle, ou VN), la VMC exerce une action mécanique de flux d’air : aspirant l’air vicié et selon la technologie, réinsufflant de l’air renouvelé.

Rôle et fonctionnement de la VMC

On trouve aujourd’hui la ventilation VMC à la fois dans les maisons individuelles et les logements collectifs.

Elle renouvelle l’air et permet d’améliorer le confort thermique en secondant l’action des chauffages, climatiseurs, hygrorégulateurs et purificateurs d’air. À la fois dans les pièces humides comme sur la totalité des surfaces habitables.

Il existe différents types de ventilations mécaniques, mais le fonctionnement est relativement commun à tous les appareils :

  • des bouches d’air placées dans les plafonds, murs ou menuiseries, en hauteur aspirent l’air vicié
  • un caisson motorisé (moteur VMC) d’extraction et de répartition en faux plafond ou dans les combles assure la circulation du flux (aspire, chasse et souffle)
  • de là peut partir un réseau gainé, avec des manchons, filtre VMC, réducteur, etc. (réseau de distribution d’air)
  • des bouches d’insufflation réinjectent de l’air propre
  • une sortie VMC en toiture en bout de gaine de refoulement évacue l’air vicié

La VMC est-elle obligatoire ?

Depuis 1982, l’installation de la VMC est obligatoire pour assurer la salubrité d’un logement et sa ventilation active.

La réglementation prévoir le volume minimal d’air à extraire de chaque pièce, en fonction du rôle de la pièce, de sa surface et de la surface totale du logement.

Tableau des débits réglementaires minimaux de VMC  (fixés par l’arrêté du 24 mars 1982) :

Nombre de pièces principales du logement

Global mini (Débit à extraire en petite vitesse (m³/h) )

Cuisine mini
(Débit à extraire en petite vitesse (m³/h) )

Salle de bains avec w.c.
(Débit à extraire en grande vitesse (m³/h) )

Autres salles d’eau
(Débit à extraire en grande vitesse (m³/h) )

WC
(Débit à extraire en grande vitesse (m³/h) )

1

35

20

15

15

15

2

60

30

15

15

15

3

75

45

30

15

15

4

90

45

30

15

30

5

105

45

30

15

30

6

120

45

30

15

30

7

135

45

30

15

30

Avec une VMC hygroréglable :

Nombre de pièces principales du logement

Volume total à extraire en m3/h

1

10

2

10

3

15

4

20

5

25

6

30

7

35

La réglementation thermique RT 2012 rappelle l’obligation d’une ventilation mécanique performante pour l’habitat neuf.

À noter que la réglementation n’impose pas de typologie particulière de VMC (simple flux ou double flux par exemple).

La norme professionnelle qui concerne la VMC est la norme NF DTU 68.3, ou « norme VMC ». Elle est fixée pour toute habitation. En découlent les règles à respecter, depuis la conception.

quelle pièce VMC

Dans quelles pièces faut-il poser une VMC ?

Les pièces à équiper en priorité avec la VMC sont :

  • la VMC de salle de bain
  • la VMC des w.c.
  • la VMC de cuisine

C’est-à-dire les pièces dites humides.

Les pièces où les solvants sont concentrés devraient également être équipées en VMC : garage et atelier par exemple.

Ce qui ne veut pas dire que les autres pièces doivent s’en passer, car la ventilation est indispensable dans toute pièce à vivre, a fortiori si celle-ci n’a pas d’ouverture naturelle.

Cependant on évitera d’installer la VMC dans les chambres à coucher, car leur nuisance sonore pourrait gêner la qualité du sommeil. On veillera simplement à laisser un espace de ventilation naturelle suffisant sous la porte par exemple.

Par ailleurs la VMC va spontanément assécher l’air de la pièce dans laquelle elle est installée. Donc équiper une pièce sèche (comme la chambre encore une fois) pourrait nuire à la qualité de l’air qui y est respiré.

Vous pourrez trouver en ligne des calculatrices VMC qui vous permettront d’estimer les emplacements et puissances de VMC pour votre logement, la fréquence horaire où le volume d’air doit être renouvelé, etc. Il vous faudra saisir les volumes, longueurs, largeurs, hauteurs sous plafond de chacune de vos pièces.

À titre indicatif, l’air doit être renouvelé 6 à 10 fois par heure dans une cuisine, 10 à 15 fois par heure dans une salle de bain, 8 à 12 fois par heure dans des w.c.

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Les différents types de VMC

Le terme « VMC » désigne plusieurs technologies d’appareils de ventilation mécanique.

Voici les principales caractéristiques des divers types de VMC.

La VMC simple flux

La VMC simple flux, comme son nom l’indique, ne fait circuler l’air que dans un sens.

En l’occurrence, elle l’extrait par une bouche d’aspiration dans le plafond, et le rejette sous toiture ou à l’extérieur.

La bouche aspire l’humidité et les odeurs et l’air vicié est chassé. C’est la ventilation naturelle qui assure le renouvellement de l’air.

La VMC simple flux peut être autoréglable ou hygroréglable.

La VMC simple flux autoréglable

C’est le modèle de VMC le plus simple et le plus économique.

Le débit d’air est automatique et ne tient pas compte des conditions extérieures et des possibles variations du taux d’humidité.

Le réglage du volume d’air extrait se fait en modifiant l’ouverture des bouches d’aération ou via un commutateur sur le boîtier moteur.

La VMC simple flux hygroréglable 

Ici, le volume d’air extrait varie avec le taux d’humidité ambiant (qui peut par exemple varier avec le nombre d’habitants et de douches prises à la suite).

Elle s’adapte au mode de vie et aux changements d’habitude des habitants du logement.

L’extracteur adapte sa vitesse grâce à une sonde hygroréglable : c’est-à-dire en fonction du taux d’humidité.

Globalement, l’évacuation de l’air est plus rapide qu’avec une VMC autoréglable et les risques de condensation sont plus faibles. Elle permet quelques économies d’énergie, toutefois pas au niveau du chauffage, car seule la VMC double flux tient compte de cette donnée.

La VMC double flux haut rendement

VMC double flux

La VMC double flux a un avantage certain sur la VMC simple flux : elle possède un échangeur thermique avec deux systèmes de gaines (entrée et sortie).

Cette fois-ci elle ne va pas se contenter d’aspirer et de chasser l’air vicié, mais elle va le filtrer, récupérer l’air frais à l’extérieur et le mélanger à l’air filtré, et enfin renvoyer un air propre et réchauffé dans le logement !

À la différence de la VMC simple flux, elle récupère les calories de l’air vicié (mais chauffé) et les réutilise. Votre chauffage de salle de bain ne s’envole donc pas dans la bouche d’aération !

Ce type de VMC multicircuits permet des économies de chauffage et de climatisation évidentes.

Évidemment, cette performance supérieure se paie, et la VMC double flux est nettement plus chère à l’achat que la VMC simple flux (mais permet d’économiser de l’énergie de chauffage). Son installation est également un peu plus complexe, car elle a plusieurs réseaux.

VMC hygro A ou VMC hygro B, quelle différence ?

La VMC hygro A présente des bouches à débit variable et des entrées d’air à débit fixe.

Tandis que la VMC Hygro B présente des bouches VMC hygroréglables, comme les entrées d’air.

La VMC double flux thermodynamique 

La VMC double flux thermodynamique équipe les maisons BBC ou RT2012. Elle est d’ailleurs souvent associée avec un dispositif de géothermie type pompe à chaleur ou puits canadien.

L’air frais est aspiré à l’extérieur, acheminé sous la terre (le sol le rafraîchit l’été et le préchauffe l’hiver). Ceci permet une économie substantielle de chauffage ou de climatisation.

La chaleur interne de l’air vicié est gardée avant qu’il ne soit expulsé dehors et la température est gérée par un thermostat.

L’air est donc constamment renouvelé et ventilé et la régulation thermique est assurée.
Bien entendu, comme toute installation géothermique ou thermodynamique, elle doit être installée par un pro.

Son encombrement est plus important que les autres modèles de VMC, son prix aussi (c’est la Rolls des VMC), mais les économies à l’usage valent l’investissement si votre logement est bien isolé.

La VMC gaz 

La VMC gaz est une VMC simple flux avec une option gaz naturel : l’air vicié est évacué par
ses bouches d’extraction ont de fait un débit à extraire plus important.

Cette installation doit être contrôlée souvent, et pose quelques problèmes de sécurité.

De plus, elle engendre des pertes de chauffage, du fait de son extraction plus importante.
C’est une des raisons pour lesquelles on en installe de moins en moins.

La VMR, préconisée en rénovation

VMR

Le sigle VMR désigne la ventilation mécanique répartie.

Elle diffère de la VMC en cela qu’il n’y a pas de réseau de gaines entre les pièces. Chaque pièce est équipée de sa propre bouche d’aération et les pièces humides ont des aérateurs individuels adaptés au volume de la pièce. Ils fonctionnent de manière continue ou intermittente.

Ne nécessitant pas de poser des gaines, la VMR s’installe plus rapidement et facilement qu’une VMC en réseau. Ce qui en fait un système plébiscité en rénovation, car il évite de devoir faire de faux plafonds.

La VMR a une consommation énergétique plus basse que la VMC, car l’extraction n’a pas besoin d’un moteur aussi puissant (il y a moins de distance entre l’unité motrice et la bouche aératrice).

Elle est également moins bruyante que la VMC, ce qui n’est pas sans intérêt. Toutefois elle ne permet pas de régulation thermique ou d’intervention sur l’arrivée d’air.

Faut-il choisir une VMC simple flux ou double flux ?

Pour simplifier la réponse à cette question :

  • la VMC simple flux évacue l’air vicié et s’appuie sur la ventilation naturelle (fenêtres) pour l’air entrant
  • la VMC double flux remplace les entrées d’air par des bouches d’insufflation et réduit la déperdition de chaleur. Le confort thermique est plus important.

C’est essentiellement le budget qui va faire la différence. La VMC double flux est plus cher… mais engendre moins de déperditions de chauffage ou de climatisation. Avec le temps cela équilibre le projet financièrement.

La VMC simple flux, elle, ne fait pas le tri dans l’air qu’elle aspire : chauffé ou climatisé, il est évacué et les calories sont perdues.

Enfin, la VMC double flux prend plus de place et suppose une installation en réseau avec plusieurs gaines. Donc plus complexe.

Les accessoires de VMC

Les appareils de ventilation mécanique contrôlée existent donc avec plusieurs options techniques, et plusieurs accessoires complémentaires, qui viennent renforcer leur efficacité ou améliorer leur fonctionnement. En voici quelques-uns :

Les gaines de VMC

gaine VMC

Vous pourrez trouver de la gaine VMC isolée, de la gaine VMC rigide, de la gaine VMC plate, ronde, ovale et extra-plate. Mais également des renforcées ou calorifugées. Tout va dépendre de la VMC que vous installez, de la longueur de vos gaines à tirer et du volume d’évacuation que vous devez traiter dans votre tuyau VMC.

Les diamètres des gaines VMC vont de 60 à 150 mm. Pour choisir le diamètre une règle essentielle : plus l’humidité et les odeurs sont importantes, plus le diamètre doit être large. La gaine de VMC extra-plate ne conviendra donc pas pour un gros débit.

La grille pare-pluie

Elle se place devant les conduits d’aération, pour empêcher l’eau de pluie de pénétrer dans le conduit de ventilation. Elle bloque également les feuilles, et les petites salissures.

On trouve la grille VMC en acier galvanisé, aluminium, cuivre ou PVC. Elles peuvent être rondes, carrées ou rectangulaires.

Leur prix va de 5 € (PV) à 50 € (acier).

Le clapet antiretour pour VMC

antiretour VMC

Lorsqu’elle ne fonctionne pas en aspiration, la bouche d’aération de votre VMC peut laisser passer le froid de l’extérieur. Ou des sifflements désagréables occasionnés par le vent qui s’engouffre dans le conduit.

Contre ce désagrément, le clapet antiretour de VMC garantit le bon fonctionnement de la VMC lorsqu’elle tourne, tout en empêchant le froid de rentrer lorsqu’elle est au repos.

Il s’agit d’un volet articulé qui ne laisse l’air circuler que dans un sens (de l’intérieur vers l’extérieur). La pression d’aspiration de la VMC le fait s’ouvrir et il se ferme lorsqu’elle ne fonctionne plus.

Choisissez votre clapet antiretour de VMC du même diamètre que votre gaine. Attention de le monter dans le bon sens !

Comptez 5 à 20 € pour le prix du clapet, selon le matériau.

La bouche d’extraction pour VMC

bouche extraction VMC

La bouche d’extraction de la VMC (ou bouche d’aération VMC) doit être compatible avec la gaine.

Le diamètre doit correspondre. Il existe plusieurs types de bouches d’extraction VMC. Veillez à ce que celle que vous choisissez soit compatible autoréglable ou hygroréglable et que le débit de fonctionnement soit adapté.

Si vous cherchez une bouche VMC, cuisine, prévoyez un filtre anti graisse. La plupart des fabricants de VMC proposeront les bouches de série : bouche VMC Aldes, bouche VMC Atlantic…

La grille d’entrée d’air pour VMC

C’est par la grille d’entrée d’air que l’air propre pénètre à l’intérieur de votre pièce.

En général on les place sur les boîtiers des fenêtres, dans les menuiseries…

Il y a évidemment un côté intérieur et un côté extérieur : veillez à ce que la grille côté extérieur soit dotée d’un grillage anti-insectes et d’une grille ou de déflecteurs anti pluie. Sinon l’eau et les petites saletés pourront rentrer et finir par boucher votre ouverture ou abriter de la moisissure.

Raccords VMC et réducteurs

raccords VMC

Ils se placent sur les gaines de VMC, pour allonger et adapter votre réseau.

Ils permettent d’attacher les longueurs de gaine entre elles. Pour cette raison, il est important qu’ils aient un système de filetage ou de fixation pour renforcer les points de liaison.

Attention, les raccords qui relient la gaine à la bouche d’extraction sont des modèles particuliers.

Attention également lorsque vous placez des réducteurs. Leur utilisation peut résoudre a priori vos problèmes de compatibilité, mais ils sont également souvent à l’origine d’un bruit de vibration.

La sortie de toit VMC

sortie de toit VMC

La gaine de refoulement en fin de circuit d’extraction de l’air vicié aboutit la plupart du temps en sous-toiture. Pour traverser la toiture et ne pas enfermer l’air humide sous votre couverture de toit, il faut une pièce d’ouverture : une sortie de toit.

Elle comporte une platine compatible avec votre matériau de couverture et un chapeau anti pluie. Prenez-là assortie à votre toit et discrète, résistante aux éléments et au temps. Ne négligez pas lies jonctions et raccords d’étanchéité si vous ne voulez pas que la pluie s’infiltre.

Quelle est la consommation électrique d’une VMC ?

La VMC fonctionne à l’électricité, donc induit une consommation énergétique. De plus, la VMC simple flux « aspire » du chauffage ou de la climatisation, donc suppose que vos équipements thermiques fournissent plus d’effort. Ce qui n’est pas le cas avec la VMC double flux, et encore moins avec la VMC thermodynamique.

Mais les dernières données semblent indiquer que la consommation électrique de la VMC reste raisonnable par apport au système de ventilation naturelle.

  • La VMC simple flux consomme en moyenne 250 à 300 kWh par an.
  • Tandis que la, VMC double flux consomme en moyenne 700 kWh par an (mais permet des économies sur le chauffage).

Il faut savoir que la puissance d’une VMC se situe entre 30 et 50 Watts.

Sachant que le tarif réglementé d’Engie est aux alentours de 0,16 €, votre VMC vous coûtera en fonctionnement entre 40 € et 112 € par an. Auxquels il faut ajouter… ou soustraire la consommation de chauffage ou de clim induite.

La VMC doit-elle tourner en permanence ?

Utiliser une VMC hygroréglable résout le problème : la VMC se met en marche et s’éteint lorsque les capteurs d’humidité l’estiment nécessaire.

La VMC autoréglable est plus arbitraire.

Pour simplifier le casse-tête, la plupart des installateurs vont la connecter sur la lumière de la salle de bain ou de la cuisine. La VMC va se mettre en marche lorsque vous allumez l’interrupteur VMC/lumière (lorsque vous êtes présent dans a pièce) et s’arrêter automatiquement quelques minutes après que vous l’avez éteint. Le disjoncteur VMC est donc commun avec le plafonnier.

Il n’est pas conseillé de faire fonctionner la VMC en permanence : la consommation énergétique ne se justifierait pas.

Prix d’une VMC

Prix d’une VMR 400 € à 800 €
Prix d’une VMC simple flux 50 à 400 €
Prix d’une VMC double flux  1500 à 5000 €
Prix d’une VMC thermodynamique environ 3000 €
Prix d’une VMC simple flux autoréglable 70 à 350 €
Prix d’une VMC simple flux hygroréglable 100 à 400 €
Prix d’une VMC double flux entrée de gamme : 1500 à 4000 €
Prix d’une VMC double flux moyenne gamme : 1800 à 5000 €
Prix d’une VMC double flux haut de gamme : 2500 à 8000 €

Prix de pose de la VMC

Prix de l’installation d’une VMC simple flux 350 € (neuf) à 650 € (rénovation).
Prix de l’installation d’une VMC double flux 1800 € (neuf) à 3000 € (rénovation)
Prix horaire de l’installation d’une VMC 45 à 60 €

Les marques de VMC

VMC hygroréglabe Aldes,VMC double flux Aldes…
VMC double flux ATLANTIC, VMC hygroréglable Atlantic...
VMC Unelvent
VMC Vortice
VMC Helios
VMC double flux Leroy Merlin, Castorama…

VMC double flux thermodynamique

Rendement d’une VMC

La « puissance » d’une VMC s’exprime avec son rendement. Le rendement d’une VMC correspond à sa capacité à éviter les pertes de chaleur.

Il se calcule ainsi :

Température de l’air aspiré - température de l’air extérieur divisé par température de l’air extrait moins température de l’air extérieur.

Entrée de gamme VMC double flux : 60 à 75 %
Moyenne gamme VMC double flux : 75 à 85 %
Haut de gamme VMC double flux : 85à 95 %

Quelles aides pour une VMC en 2021 ?

TYPE AIDE

TYPE VMC

Description

Ma Prime Rénov' 

VMC double flux seulement

Posée par un professionnel agréé RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour l’achat et l’installation de votre VMC

Éco PTZ

Toutes VMC

Jusqu’au 31 décembre 2021, si cette dernière entre dans un bouquet de travaux énergétiques

TVA à taux réduit 5,5 %

Toutes VMC

Dans un bâtiment âgé de plus de 2 ans

Professionnel agréé RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour l’achat et l’installation de votre VMC

Comment installer une VMC ?

installer VMC

L’installation de la VMC double flux gainable peut être particulièrement complexe à mener.

Quant à la VMC thermodynamique et la VMC gaz, elles exigent obligatoirement l’intervention de spécialistes et les particuliers ne sont pas autorisés à les installer.

Cependant la VMR ou la VMC simple flux sont relativement faciles à installer pour un bricoleur avisé équipé d’un kit VMC.

Attention cependant : installer vous-même votre VMC vous empêchera de bénéficier de la TVA à taux réduit sur cet équipement. Vous paierez 20 % de TVA au lieu des 5,5 % auxquels vous auriez droit en passant par un professionnel RGE.

  1. Commencer par percer les emplacements des bouches d’aération au plafond ou dans les menuiseries.
  2. Installer le caisson VMC d’extraction dans les combles en le suspendant à la charpente.
  3. Le relier à la bouche en entrée et à la sortie de toit (attention à l’étanchéité) pour l’évacuation, en stabilisant les conduits avec des pattes.
  4. Placer les grilles anti pluie.
  5. Fixer les bouches d’extraction.
  6. Installer les entrées d’air dans les menuiseries ou les bas de porte.
  7. Terminer avec le raccordement électrique (phase, neutre, terre) et le branchement VMC (norme NF C 15-100).
  8. Tester avec un dépressiomètre. 

Entretien de la VMC

entretien VMC


Un entretien régulier et un nettoyage VMC permettra qu’elle ne s’encrasse pas et de désinfecter les conduits ou passe l’air vicié (champignons, moisissures, légionelle…)

  • Nettoyez les entrées d’air deux fois par an.
  • Nettoyez les bouches d’extraction tous les trimestres.
  • Nettoyez le filtre VMC double flux au besoin, ou changez-le 2 fois par an.

Utilisez un chiffon sec et un nettoyant antiseptique pour le nettoyage de votre VMC.

L’intervention d’un professionnel est obligatoire pour l’entretien des VMC à gaz.

Que faire contre le bruit d’une VMC ?

Inutile de se raconter des histoires : oui, la VMC est relativement bruyante !

Mais il est possible de réduire le « ronron » inévitable de l'extracteur de VMC qui fonctionne, avec quelques précautions.

Pour rendre une VMC (plus) silencieuse :

  • Un piège à son est un dispositif antibruit  pour insonoriser les gaines. Il se place immédiatement derrière la bouche d’extraction.
  • N’installez jamais le moteur de votre VMC dans une pièce à vivre.
  • Suspendez l’unité moteur à la charpente plutôt que de la poser sur le plancher de vos combles, cela réduira les vibrations.
  • Évitez d’utiliser des réducteurs.
  • Réglez au mieux la vitesse d’aspiration.
  • Le clapet antiretour trop léger peut faire du bruit : prenez-le en aluminium.